Risques de la plongée sous-marine : comment les prévenir ?
Prévention en plongée sous-marine
La plongée sous-marine a beau être un sport loisir, elle n’en reste pas moins une activité qui comporte des risques. L’homme la pratique dans un environnement qui n’est pas son environnement de prédilection, mais bien un milieu étranger : l’eau.
Le scaphandrier autonome doit donc apprendre à dompter le milieu aquatique dans lequel il évolue afin de prévenir les incidents et de limiter les risques d’accident de plongée.
Les 3 grandes catégories de risques en plongée sous-marine
Nous pouvons classer les facteurs de risques de la plongée sous-marine en 3 grandes catégories :
- les facteurs matériels ;
- les facteurs individuels ;
- les facteurs environnementaux.
Ces différents éléments peuvent, seuls ou combinés, augmenter le risque d’incident, d’accident de décompression, de barotraumatisme ou de difficulté d’équilibrage des oreilles et des sinus.
Les facteurs matériels : un risque à ne jamais négliger
Les facteurs matériels sont liés au matériel que nous utilisons. Ils ne seront pas traités en détail dans cet article, mais ils sont pourtant bien réels.
Pensez à toujours vérifier votre matériel avant une plongée, même peu profonde.
- Vérifiez régulièrement l’état de votre détendeur, de votre gilet stabilisateur et de votre ordinateur de plongée.
- Faites ré-éprouver vos bouteilles de plongée selon les obligations en vigueur.
- Assurez-vous que votre matériel est adapté à votre niveau, à la profondeur prévue et aux conditions de plongée.
- Pensez à bien vous signaler à la surface auprès des autres bateaux avec le pavillon adapté, notamment le drapeau Alpha.
- Gardez un outil coupant adapté si votre pratique ou votre environnement l’exige, notamment en cas de risque d’accrochage.
Ces points peuvent sembler évidents, mais un simple oubli ou un défaut de préparation peut rapidement devenir la cause d’un accident de plongée sous-marine.
Les facteurs individuels : l’état physique du plongeur
Les facteurs de risques individuels sont propres à chaque plongeur. Ils dépendent de la physiologie, de l’état de santé, de l’expérience et de la condition physique de l’individu.
Dans les travaux de Bernard Gardette, plusieurs facteurs individuels sont généralement mis en avant :
- âge supérieur à 40 ans ;
- excès de poids ;
- méforme physique ;
- antécédents médicaux : traumatisme, accident de décompression, Foramen Ovale Perméable, etc. ;
- plus de 10 années de pratique de la plongée ;
- mauvaise hygiène de vie ;
- perte du conditionnement, notamment après une période sans plongée.
Excès de poids et méforme physique
La plongée reste une activité sportive. Comme pour toute activité sportive, il est important d’avoir une bonne condition physique pour la pratiquer en minimisant les risques.
Une mauvaise forme physique peut augmenter la fatigue, l’essoufflement, le stress et la difficulté à gérer correctement une situation imprévue sous l’eau.
Antécédents médicaux et accidents de plongée
Il est important de rester à l’écoute de son corps, surtout chez les plongeurs qui ont déjà eu des accidents ou des problèmes médicaux. Ne forcez jamais plus que ce que votre organisme vous permet.
Après une blessure ou un problème de santé, il est également essentiel de prendre le temps de récupérer correctement. Reprendre trop vite peut augmenter le risque de rechute ou d’accident.
Oreilles, sinus et trompes d’Eustache
Pour ce qui concerne la sphère ORL, et plus particulièrement les tympans, les sinus et les trompes d’Eustache, nous ne sommes malheureusement pas tous égaux.
Certains plongeurs n’auront jamais de problème d’équilibrage, d’otite ou de barotraumatisme. D’autres, au contraire, rencontreront régulièrement des difficultés à équilibrer les oreilles ou ressentiront des gênes au niveau des sinus.
Il s’agit en partie des différences naturelles de la physiologie humaine, mais une bonne préparation et une bonne hygiène ORL peuvent aider à limiter certains désagréments.
Mauvaise hygiène de vie
Un plongeur qui fume, boit trop d’alcool, dort mal ou néglige sa condition physique ne met pas toutes les chances de son côté.
Que nous soyons plongeur ou non, il est important de manger équilibré, de pratiquer une activité physique régulièrement et d’éviter les excès avant une plongée.
Bien entendu, rien n’empêche de partager un petit verre avec ses compagnons de palanquée après une belle plongée, mais toujours avec modération et jamais avant une immersion.
Les facteurs environnementaux : profondeur, fatigue, froid et stress
Les facteurs de risques environnementaux proviennent plutôt de la manière dont on pratique la plongée sous-marine et des conditions dans lesquelles elle se déroule.
Parmi les principaux facteurs environnementaux, on retrouve :
- profondeur ou durée importantes ;
- répétition excessive des plongées, notamment plus de deux plongées par jour ;
- profils en yo-yo, avec montées et descentes répétées ;
- vitesse de remontée trop rapide ;
- état de fatigue avant la plongée : voyage, stress, manque de sommeil, déshydratation ;
- effort, froid ou stress pendant la plongée ;
- effort ou fatigue après la plongée.
Profondeur, durée et fatigue
Une plongée profonde implique souvent une plongée plus longue. Cela signifie généralement plus d’effort, plus de stress et plus d’énergie consommée par l’organisme pour lutter contre le froid.
Plus les conditions sont exigeantes, plus le plongeur doit être préparé, attentif à ses sensations et capable d’adapter sa plongée.
Répétition excessive et profils en yo-yo
Un plongeur qui multiplie les plongées dans la journée peut accroître les risques d’accident à cause de la fatigue accumulée, mais aussi à cause des réactions physiologiques de son organisme.
Par exemple, un plongeur qui fait le yo-yo, comme un moniteur ou un chasseur sous-marin, peut naturellement sécréter davantage de mucus au niveau de la sphère ORL. Ce mucus peut ensuite encombrer les trompes d’Eustache et gêner les manœuvres d’équilibrage.
Comment prévenir les accidents de plongée sous-marine ?
Certains facteurs ne peuvent pas être modifiés, comme l’âge, certaines particularités anatomiques ou certains antécédents médicaux. Dans ces cas-là, la meilleure solution peut être de limiter sa pratique, d’adapter ses plongées, voire d’arrêter si un professionnel de santé le recommande.
Comme le plongeur évolue dans un environnement qui n’est pas le sien, il est essentiel d’être à l’écoute de son corps et de savoir préserver son intégrité physique. La sécurité passe parfois par des décisions difficiles à accepter.
Les bons réflexes avant une plongée
- Ne plongez pas si vous êtes malade, fiévreux, très fatigué ou fortement congestionné.
- Hydratez-vous correctement avant et après la plongée.
- Vérifiez votre matériel et celui de votre binôme.
- Adaptez la profondeur et la durée à votre niveau réel.
- Évitez les plongées répétées si la fatigue s’accumule.
- Ne forcez jamais l’équilibrage des oreilles.
- Respectez les vitesses de remontée et les consignes de sécurité.
Les oreilles et les sinus : une zone sensible chez les plongeurs
Les oreilles et les sinus sont particulièrement exposés en plongée. Une difficulté d’équilibrage, un nez bouché, un encombrement des trompes d’Eustache ou une mauvaise hygiène ORL peuvent favoriser les douleurs, les gênes et les barotraumatismes.
Avant chaque plongée, il est donc important de s’assurer que les oreilles et les sinus sont dégagés. Si vous ressentez une douleur, une pression anormale ou une impossibilité d’équilibrer, il ne faut jamais forcer.
Le rôle de Scaphander dans la prévention ORL du plongeur
Les produits Scaphander sont des produits techniques dédiés au bien-être du plongeur et de l’apnéiste. Ils ont été pensés pour accompagner la pratique, notamment lorsque les oreilles, les sinus ou l’équilibrage deviennent une source de gêne.
Le Baume Scaphander, souvent appelé « baume du scaphandrier », a été conçu il y a plus de 20 ans dans le but d’aider les plongeurs et les apnéistes à mieux préparer leur sphère ORL avant et après l’immersion.
Il s’agit d’une crème qui s’applique autour des oreilles et sur les sinus, avant et après la plongée. Sa texture pénètre facilement et s’intègre dans une routine de préparation et d’hygiène ORL.
Le Baume Scaphander contient notamment des huiles essentielles de lavande, de basilic et d’eucalyptus. Son utilisation aide les plongeurs à conserver une sensation de confort au niveau des oreilles et des sinus, en particulier lors des plongées répétées ou lorsque la sphère ORL est plus sensible.
En accompagnement des bons réflexes de sécurité, le Baume Scaphander peut donc aider à limiter certains facteurs de gêne liés à :
- l’encombrement des oreilles et des sinus ;
- la répétition excessive des plongées ;
- les difficultés d’équilibrage ;
- l’inconfort ORL avant ou après l’immersion.
Attention toutefois : aucun produit ne remplace une bonne formation, une vérification du matériel, le respect des procédures de sécurité ou l’avis d’un professionnel de santé en cas de problème ORL récurrent.
FAQ : risques et sécurité en plongée sous-marine
Quels sont les principaux risques de la plongée sous-marine ?
Les principaux risques sont les accidents de décompression, les barotraumatismes des oreilles et des sinus, les problèmes liés à la fatigue, au froid, au stress, au matériel ou à une mauvaise condition physique.
Pourquoi les oreilles font-elles mal en plongée ?
La douleur aux oreilles en plongée est généralement liée à une différence de pression entre l’oreille moyenne et l’environnement extérieur. Si l’équilibrage ne se fait pas correctement, une gêne ou un barotraumatisme peut apparaître.
Comment éviter un barotraumatisme de l’oreille ?
Il faut équilibrer régulièrement pendant la descente, ne jamais attendre que la douleur s’installe, ne pas plonger avec le nez bouché et ne jamais forcer si les oreilles ne passent pas.
Peut-on plonger avec les sinus encombrés ?
Il est déconseillé de plonger avec les sinus encombrés, un rhume ou une gêne ORL importante. Cela peut augmenter le risque de douleur, de blocage ou de barotraumatisme.
La fatigue augmente-t-elle les risques en plongée ?
Oui. La fatigue, le stress, le manque de sommeil, la déshydratation ou les efforts importants peuvent réduire la capacité du plongeur à réagir correctement et augmenter le risque d’incident.
Le Baume Scaphander remplace-t-il les règles de sécurité ?
Non. Le Baume Scaphander peut accompagner la préparation ORL du plongeur, mais il ne remplace jamais les règles de sécurité, la formation, la prudence, l’écoute de son corps ou un avis médical en cas de problème.